L'éducation pour tous

Arrêtez de travailler

Quand on a huit ans
Quand nous sommes des enfants
Nous voulons nous amuser
Et non travailler !
Qu’on soit Africain, Chinois ou Français
Nous avons tous notre liberté
De pouvoir nous exercer à compter, lire et écrire
Ecolier, voilà le métier des enfants

Poème écrit à l’occasion de la Marche mondiale contre le Travail des Enfants de 1998.


Aller à l’école… Ce n’est pas vrai pour tous les enfants. Pourtant depuis 1989, la Convention des Droits de l’Enfant signée par de nombreux pays affirme les droits essentiels de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation par le travail et d’aller à l’école.

Dans de nombreux pays d’Amérique du Sud, d’Afrique ou d’Asie des enfants ne peuvent aller à l’école car ils travaillent ou aident leurs mamans dans les champs ou à la maison.

En France ou dans d’autres pays occidentaux, on respecte mieux le droit des enfants à ne pas travailler et à aller à l’école, mais cela  n’a pas toujours été le cas. Au 19ème  et au début du 20ème siècle, il était très courant de voir des enfants travailler dans les mines dès 6 ans car leur petite taille leur permettait de se glisser dans des galeries très étroites. Dans les usines, des enfants de 8 ans étaient employés à des travaux répétitifs qui ne demandaient aucune qualification et ils étaient payés 3 à 4 fois moins que des adultes.

Dans certains pays, les enfants vont à l’école quelques heures par jour mais après avoir terminé leur journée de travail, ce qui ne facilite pas les apprentissages…

Ailleurs, les filles de la famille ne sont pas envoyées à l’école car on pense que c’est plus important qu’elles apprennent à s’occuper de la maison et des plus petits pour se préparer à leur future vie de maman. Cependant, des campagnes d’informations ont permis de faire comprendre aux parents l’intérêt pour une future maman de savoir lire, écrire et compter pour mieux élever et protéger ses enfants.

Quand les pays ont des difficultés pour faire construire des écoles ou fournir du matériel aux élèves, ils peuvent être aidés par des associations qui vont aider à financer les constructions, l’achat de matériel scolaire ou la réalisation de projets éducatifs.

Malheureusement, les conditions de vie dans les écoles sont parfois difficiles. Au Burkina Faso, il peut y avoir jusqu’à 100 élèves par classe. Certains élèves n’ont pas de livres et parfois ni ardoise, ni craie. Ce sont les parents qui doivent participer à la construction de l’école et de la maison de l’instituteur.

Au Brésil, en 1996, des « enfants de la rue » ont organisé une manifestation dans les rues de Brasilia, la capitale, pour demander des écoles.

En France, en 1998, à l’occasion de la Marche Mondiale contre le Travail des Enfants, des milliers de jeunes ont écrit des cartes messages pour exprimer leur solidarité avec les enfants travailleurs.

 


 
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