Les déchets dans les pays du Sud


En Asie

Le rapide développement économique et le changement des modes de consommation ont entraîné une forte augmentation de la production de déchets. La Chine à elle seule a produit un milliard de tonnes de déchets en 2005 avec une augmentation d’environ 7% chaque année.

La plupart des déchets solides ne sont pas collectés et sont déversés dans des plans d’eau, des rivières, des zones côtières, sur des terrains vagues, ou encore brûlés dans la rue.

Les déchets collectés sont généralement mis en décharges ouvertes, souvent mal exploitées et mal entretenues. 
Ces pratiques causent des problèmes de santé et d’environnement. Seules quelques villes, comme Hong-Kong et Singapour, ont des équipements suffisants pour l’élimination des déchets solides, mais ces villes ont du mal à suivre l’augmentation rapide des quantités de déchets.

Par exemple, au milieu des années 90, Manille (capitale des Philippines en Asie) produisait 6 300 tonnes de déchets solides par jour, alors que ses décharges ne pouvaient en absorber qu’environ 3000 tonnes.

L’évacuation et le traitement des déchets industriels, toxiques ou dangereux, souvent mis en décharge, causent également de grands problèmes pour l’environnement, d’autant plus que le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan reçoivent beaucoup de déchets dangereux provenant des pays industriels.


En Afrique

En Afrique, les déchets solides proviennent de restes alimentaires, de matière végétale, de fruits… Ils sont donc principalement composés de matière organique (environ 80 %) contrairement aux pays industrialisés dont les déchets sont essentiellement des déchets d’emballage (80 %).

La croissance de la population urbaine a fortement augmenté la quantité des déchets. Mais  il y a encore peu de ramassage : moins de la moitié des déchets est collectée.

Les dépôts illégaux se multiplient parfois à proximité des rivières ou des fleuves. Ces décharges sauvages menacent sévèrement la qualité de l’eau.

En Afrique, le traitement des déchets collectés se résume  au stockage ou à l’incinération dans des décharges à ciel ouvert, ce sont des risques supplémentaires de dégradation de la qualité de l’air.

Cependant, il existe une activité de recyclage des déchets dans certaines régions. A Dakar, au Sénégal, certains habitants préfèrent fouiller dans les décharges, afin de récupérer les déchets recyclables et les revendre, plutôt que de travailler la terre.

Certains « récupérateurs » affirment que ce travail rapporte assez d’argent pour leur permettre de construire une maison pour leur famille.

Des villages se créent autour des grandes décharges et les habitants organisent leurs activités autour de la récupération de déchets. Chacun sa spécialité, verre, plastique, tissus, ou fer, ils récupèrent chaque matin le déchargement des industries de la banlieue de Dakar. Les détritus sont ensuite revendus selon leur nature, à des usines ou au marché, pour être recyclés.


 
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